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Un an après leur mise en œuvre, les réductions drastiques de l’aide humanitaire américaine décidées sous l’administration de Donald Trump continuent de produire de lourdes conséquences. Selon l’ONG Oxfam, ces coupes fragilisent profondément le système international d’assistance et pourraient entraîner des milliers de décès supplémentaires à travers le monde.


L’organisation souligne que les diminutions budgétaires dans l’aide humanitaire et au développement ont déjà un impact direct sur les populations les plus vulnérables. D’après ses analyses, si la tendance actuelle se maintient, un enfant de moins de cinq ans pourrait mourir toutes les 40 secondes d’ici à l’horizon 2030. Le gel de l’aide humanitaire par la Maison-Blanche, suivi de la fermeture de l’Agence américaine pour le développement international, l’USAID, a provoqué l’interruption brutale de programmes vitaux dans plusieurs pays. Des financements pourtant validés par le Congrès n’ont jamais été débloqués, contraignant de nombreuses organisations humanitaires à suspendre immédiatement leurs activités.

Sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles. En Syrie, des programmes de soutien éducatif, psychosocial et médical destinés aux familles locales et aux réfugiés ont été arrêtés, privant des milliers de personnes de services essentiels à leur survie et à leur reconstruction après des années de conflit. Au Soudan du Sud, où les besoins humanitaires ne cessent de croître, les organisations opèrent désormais avec des moyens fortement réduits, au risque de nouvelles diminutions de leurs interventions. Face à ces alertes, l’administration américaine a annoncé une contribution de deux milliards de dollars aux Nations unies pour l’aide humanitaire. Une enveloppe jugée insuffisante par les ONG, qui estiment qu’elle ne couvre qu’une faible partie des coupes précédemment opérées.

Oxfam appelle à un rétablissement rapide et durable du financement américain de l’aide humanitaire mondiale, avertissant qu’un retard prolongé pourrait aggraver les crises humanitaires et accentuer l’instabilité dans plusieurs régions déjà fragilisées.


Diane ATEKPO 
dbmedias
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