Au Burkina Faso, les services de l’Environnement ont interpellé un individu pour trafic d’espèces protégées. L’opération s’est déroulée le samedi 17 janvier 2026 à Dori, une localité du Nord-Est du pays. Le présumé trafiquant, de nationalité étrangère, avait en sa possession des dizaines de vautours sans vie destinés à l’exportation.
Le trafic d’espèces protégées constitue une menace majeure pour la biodiversité. C’est pourquoi les services de l’Environnement, dans plusieurs pays africains, sont déterminés à mener une lutte sans relâche contre la criminalité faunique. Dans cette dynamique, le Burkina Faso a interpellé un homme d’une trentaine d’années, présumé auteur de l’empoisonnement d’une trentaine de vautours charognards (Necrosyrtes monachus).
Son arrestation fait suite à l’alerte donnée par des riverains, qui avaient constaté la présence d’oiseaux morts dans des conditions suspectes. Informés, les agents des Eaux et Forêts ont effectué une descente sur les lieux afin de vérifier les faits. Selon le directeur régional, la sensibilisation des populations sur les risques liés au trafic d’espèces protégées porte ses fruits et renforce la vigilance communautaire.
Au total, vingt-deux (22) vautours charognards ont été retrouvés sans vie. D’après les autorités environnementales, ces oiseaux auraient été empoisonnés et tués dans le cadre de trafics illicites. Le suspect, d’origine étrangère, a reconnu lors de son audition que les carcasses étaient destinées à des pratiques mystico-commerciales. Pour l’heure, il est placé en garde à vue en attendant d’être présenté à la justice afin de répondre de ses actes. Les autorités invitent les populations à dénoncer systématiquement les atteintes à l’environnement, afin de protéger la biodiversité.

