Au nord-est du Nigeria, une embuscade djihadiste a coûté la vie à plusieurs militaires. Le drame s’est produit le mardi 27 janvier 2026 près de Damasak, dans l’État de Borno. L’attaque a été attribuée à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Des sources sécuritaires rapportent qu’une patrouille de plus de 30 militaires, opérant à pied à une vingtaine de kilomètres de leur base, a été ciblée par une attaque soigneusement préparée. Un engin explosif improvisé, dissimulé sur l’itinéraire, a d’abord explosé avant qu’un déluge de tirs d’armes lourdes ne force les soldats à se disperser. Huit militaires ont pu regagner leur base, tandis que plusieurs autres restent introuvables.
À la suite de cette débandade meurtrière, la principale préoccupation concerne le commandant de l’unité, dont le téléphone continuerait de répondre, laissant craindre qu’il ait été capturé vivant par les djihadistes. Plusieurs sources locales ainsi que des groupes d’autodéfense opérant dans la zone ont confirmé un bilan provisoire de neuf morts et une dizaine de soldats disparus. Cette attaque illustre une nouvelle fois la résilience opérationnelle de l’ISWAP, qui concentre ses actions contre les forces armées nigérianes dans une région marquée par plusieurs années d’insurrection, des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.
Patrice Assiongbon SOWANOU

