Delcoz Kindjanhoundé

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné le dossier du commissaire de police Bignon Delcoz Kindjanhoundé. Poursuivi notamment pour incitation à la haine, à la rébellion et autres chefs d’accusation, l’homme s’est présenté devant les juges le lundi 9 février 2026. À la barre, il a plaidé non coupable et tenté de s’expliquer.

Tout est parti d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux au lendemain de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Dans cette séquence, Delcoz Kindjanhoundé appelait le peuple au soulèvement contre le président de la République, Patrice Talon. Devant les juges de la CRIET, le fonctionnaire de police a affirmé avoir voulu inciter les Béninois à une « révolution démocratique ». Il a également soutenu avoir agi en tant que simple citoyen.

Le président de la séance lui a demandé s’il jugeait approprié qu’un homme en uniforme s’exprime face à la caméra pour délivrer un tel message. Le prévenu a répondu par l’affirmative, expliquant qu’il s’agissait pour lui de respecter « l’âme des morts ». Il a rappelé avoir été déployé dans le nord du Bénin, fin 2023, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, où plusieurs soldats ont perdu la vie. Interrogé sur l’absence d’autres canaux pour exprimer ses préoccupations, il a déclaré avoir adressé plusieurs notes restées, selon lui, sans suite. Au terme des échanges, le président de la séance l’a invité à réserver ses autres explications pour la prochaine audience. Le dossier a été renvoyé au 20 avril 2026 pour continuation.


Patrice Assiongbon SOWANOU
dbmedias
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