La famille de l’opposant béninois Candide Azannaï, détenu depuis plusieurs mois, lance un appel urgent pour le respect des droits fondamentaux au Bénin. Dans un communiqué rendu public le lundi 2 mars 2026, le fils de l’ancien ministre, Aaron Vinawadon Azannaï, dénonce « au nom de la famille » les conditions de détention de l’opposant.
L’arrestation de Candide Azannaï, âgé de 67 ans, est qualifiée d’« enlèvement crapuleux » et sa détention assimilée à une « prise d’otage », selon un communiqué. La famille affirme qu’aucune accusation claire ne lui a été notifiée, qu’aucune preuve n’a été présentée et qu’aucune date de procès n’a été communiquée. Elle dénonce également des conditions « inhumaines et dégradantes », marquées par l’absence d’hygiène, de repos et de suivi médical, malgré un état de santé jugé fragile.
Au-delà du cas individuel, Aaron Azannaï évoque un climat de « restriction des libertés publiques » et de « répression des voix dissidentes » au Bénin. La famille appelle les organisations internationales, les médias et les représentations diplomatiques à intervenir pour garantir le respect des droits fondamentaux de l’opposant, sa libération ou, à défaut, sa comparution devant une juridiction compétente. « La justice ne saurait être instrumentalisée à des fins politiques », conclut le communiqué, insistant sur la nécessité d’un procès équitable et transparent. À noter que Candide Azannaï, connu pour son opposition au gouvernement de la rupture, a été arrêté le 12 décembre 2025, à la suite du coup d’État manqué du 7 décembre 2025.
Diane ATEKPO

