Réseaux sociaux

En Autriche, les réseaux sociaux seront désormais interdits aux moins de 14 ans. Les autorités du pays ont annoncé cette mesure lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 27 mars 2026 par le vice-chancelier social-démocrate Andreas Babler. Cette décision a été adoptée après une longue discussion entre les trois partis représentés au sein du gouvernement notamment la gauche, la droite et les libéraux.

Tout est parti d’une expérience menée par les autorités autrichiennes, à laquelle des 72.000 élèves et leurs familles ont participé. Les moins de 14 ans ne seront plus autorisés à accéder aux réseaux sociaux. Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté de prévenir la dépendance numérique chez les plus jeunes. « Il est presque impossible pour les parents de contrôler la consommation de leurs enfants », a déclaré Andreas Babler. À l’en croire, de nombreuses plateformes utilisent des algorithmes qui rendent les utilisateurs dépendants, génèrent des profits et produisent des effets nocifs. Dans cette dynamique, il a annoncé qu’une loi sera bientôt mise en vigueur afin de cibler ces réseaux et de les encadrer.

« les enfants étaient livrés à eux-mêmes dans un monde où ils sont confrontés, par exemple, à des idéaux de beauté irréalistes, à la glorification de la violence, à la désinformation et où ils sont aussi manipulés », a précisé le vice-chancelier. Cette mesure d’interdiction s’appuie sur les résultats d’une expérience de trois semaines sans téléphone portable initiée par l’exécutif. « Les retours qu’on a, c’est que cela a été pour les élèves une expérience de sevrage et qu’ils ont conscience des effets nocifs de leur consommation massive », a indiqué le ministre libéral de l’Éducation, Christoph Wiederkehr.

Par ailleurs, une nouvelle matière sera introduite dans le programme scolaire dénommée  « Médias et démocratie ». Elle permettra aux élèves de distinguer le vrai du faux et de reconnaître les tentatives d’influence antidémocratiques. « Nous ne résoudrons les défis actuels qu’en obligeant réellement les exploitants de plateformes algorithmiques à assumer leurs responsabilités », a déclaré récemment Sebastian Öhner, défenseur des droits des mineurs. À noter que plusieurs pays européens, notamment la France, l’Espagne et le Danemark, avaient déjà annoncé l’interdiction de certaines plateformes pour les plus jeunes.


Blevert AKAKPO

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