Dès les premiers jours du lancement officiel de la campagne présidentielle, Romuald Wadagni et sa colistière Mariam Chabi Talata ont déjà imprimé leur marque dans le septentrion béninois. De Kandi à Natitingou, en passant par Banikoara, Ségbana, Bembèrèkè, Nikki, Parakou, Kouandé et Tanguiéta, le duo de la mouvance présidentielle a enchaîné les étapes, avec à chaque halte une mobilisation présentée comme massive et un message centré sur le développement territorial.
Depuis le 27 mars, le candidat de la majorité mise sur une méthode de campagne fondée sur la proximité et le dialogue direct avec les populations. Dans l’Alibori comme dans le Borgou et l’Atacora, Romuald Wadagni a décliné un discours adapté aux réalités locales. Mécanisation agricole à Kandi, valorisation de l’économie culturelle à Nikki, ou encore annonce d’un Centre Hospitalier International à Parakou, destiné à renforcer l’offre de soins dans le nord du pays, le duo candidat de la mouvement a exposé clairement sa vision aux populations du septemtrion.
Dimanche dernier, c’est dans l’Atacora que le duo de la mouvance a poursuivi sa tournée. À Kouandé, le candidat a mis en avant la modernisation des filières agricoles, le désenclavement routier et l’accès au microcrédit digitalisé. À Tanguiéta, l’accent a été mis sur le tourisme, avec l’ambition de faire de la région un pôle d’attractivité autour de la Pendjari. Enfin, à Natitingou, Romuald Wadagni a évoqué la transformation de la ville en hub économique et administratif régional.
Sur le plan politique, cette dynamique s’appuie sur une coalition resserrée autour du duo, avec l’engagement conjoint de l’UPR, du Bloc républicain et de Moele-Bénin. Une organisation de terrain qui semble, pour l’instant, donner à la campagne Wadagni-Talata un rythme soutenu. Ouverte depuis le 27 mars, la campagne pour la présidentielle du 12 avril 2026 se poursuit jusqu’au 10 avril. Elle oppose le ticket Wadagni-Talata, soutenu par la mouvance présidentielle, à celui formé par Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou pour la FCBE.
Diane ATEKPO

