L’activiste Kémi Seba a comparu ce lundi 20 avril 2026 devant le tribunal régional de Pretoria, en Afrique du Sud. Poursuivi pour des faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo, il a été placé sous mandat de dépôt. Alors que le Bénin demande son extradition à la suite du mandat d’arrêt émis contre lui, la justice sud-africaine a renvoyé le dossier au 29 avril 2026 pour continuation.
Le panafricaniste Kémi Seba n’est plus apparu publiquement depuis quelques jours. Interpellé par la police sud-africaine alors qu’il se trouvait en compagnie de son fils âgé de 18 ans et d’une autre personne nommée François van der Merwe, il est soupçonné d’appartenir à un réseau de facilitation de passages clandestins vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo, avec pour projet de rejoindre l’Europe. Présentés devant la justice, les cinq prévenus ont été maintenus en détention préventive jusqu’au 29 avril 2026, date à laquelle sera examinée une demande formelle de mise en liberté sous caution.
Selon plusieurs médias, la question relative au mandat d’arrêt international émis par le Bénin contre Kémi Seba n’a pas été évoquée lors de l’audience. L’avocat de la défense, Juan Branco, a indiqué sur sa page Facebook que la demande d’extradition de son client « n’a pas été considérée comme recevable et a été rejetée par la Magistrate’s Court de Pretoria ». Par ailleurs, les enquêteurs poursuivent leurs vérifications, notamment sur le statut migratoire des ressortissants béninois impliqués dans cette affaire, dont Stellio Gilles Robert Capo Chichi, connu sous le nom de Kémi Seba, ainsi que sur leurs adresses en Afrique du Sud. Les autorités béninoises auraient dépêché deux ministres en Afrique du Sud dans le cadre de la procédure d’extradition de l’influenceur anti-occidental vers le Bénin. L’homme est poursuivi par la justice béninoise pour des faits d’apologie de crime contre la sûreté de l’État.
Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Elonm Mario Metonou, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi du lundi 20 avril 2026 que la demande d’extradition du Bénin n’a pas encore été soumise. Il a précisé qu’elle s’inscrit dans le cadre des conventions multilatérales auxquelles la République du Bénin et la République d’Afrique du Sud sont parties . « Il s’agit d’une procédure essentiellement judiciaire, préparée, transmise et examinée par les autorités judiciaires de l’État requérant et de l’État requis. » a-t-il ajouté
Blevert AKAKPO

