Les autorités nigériennes affirment avoir mis un terme aux activités de près de 3 000 organisations non gouvernementales (ONG) et agences de développement, locales comme étrangères. L’information a été rendue publique le mardi 21 avril 2026 à travers une déclaration du ministre de l’Intérieur diffusée au journal télévisé sur la chaîne nationale.
« Nous avions 4 700 ONG. Aujourd’hui, nous en avons 1 800 », a déclaré le général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur du Niger. À l’en croire, les activités de 2 900 ONG et associations, nationales comme étrangères, ont été suspendues en 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application d’une loi adoptée au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Pour les autorités nigériennes, ces organisations manquent de transparence et constitueraient parfois un soutien aux groupes terroristes qui multiplient les attaques dans plusieurs régions du pays. Dans cette dynamique, un assainissement est jugé indispensable. Selon le ministre de l’Intérieur, des missions claires ont désormais été assignées aux ONG, qui doivent s’aligner sur les priorités nationales de développement. D’après les chiffres avancés, ces organisations auraient collecté près de 250 milliards de francs CFA en 2024. Pour rappel, plus de 100 ONG et associations engagées dans la défense des droits humains ont récemment vu leurs activités interdites par l’exécutif burkinabè.
Blevert AKAKPO

