L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et la Plateforme des Promoteurs et Acteurs pour le Développement des Médias au Bénin (PADeM-Bénin) ont exprimé leur inquiétude après l’annonce du licenciement de 169 agents de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB). Dans deux communiqués distincts publiés ce mercredi 13 mai 2026, les deux organisations dénoncent les répercussions sociales de cette vaste opération de restructuration engagée au sein du média public.
La décision annoncée de licencier 169 agents de la Société de Radio et de Télévision du Bénin continue de susciter de vives réactions au sein du monde des médias au Bénin. Selon plusieurs sources internes, le projet de licenciement a été présenté le vendredi 8 mai 2026 par la direction des ressources humaines aux responsables du SYNTRAP-Bénin (Syndicat des Travailleurs de l’Audiovisuel Public du Bénin), lors d’une réunion tenue à la Direction du travail à Cotonou. La direction justifie cette décision par un processus de modernisation et de réorganisation des services de la SRTB. Cette nouvelle vague intervient après plusieurs licenciements déjà enregistrés ces derniers mois, notamment celui de 47 agents d’entretien et de sécurité, suivi d’une autre série de départs concernant une trentaine d’employés.
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Dans son communiqué, l’UPMB dit avoir appris « avec consternation » la notification des lettres de licenciement à plusieurs agents de la SRTB. L’organisation estime que cette réforme, présentée comme une mesure de rationalisation administrative et de gestion des ressources humaines, risque de provoquer une profonde détresse sociale et émotionnelle chez les travailleurs concernés ainsi que leurs familles. L’organisation dirigée par Hervé Prudence Hessou appelle ainsi l’État béninois, propriétaire du média public, à faire preuve de responsabilité sociale et à prévoir des mesures d’accompagnement adaptées à la gravité de la situation.
De son côté, la PADeM-Bénin condamne fermement ce qu’elle qualifie de « licenciement abusif ». Dans son communiqué signé par Harion Kingnon, l’organisation estime que cette décision plongera plusieurs familles dans une situation économique et sociale difficile. La plateforme rappelle également que la SRTB, en tant que service public, a une responsabilité morale envers ses travailleurs. Elle demande au gouvernement et à la direction de la société de suspendre le processus de licenciement, d’ouvrir un dialogue avec les syndicats et de mettre en place des mesures d’accompagnement conséquentes si la réforme devait être maintenue.
À noter que cette nouvelle intervient à quelques jours de l’investiture présidentielle, dans un climat déjà marqué par de fortes tensions au sein de la SRTB. Pendant ce temps, la date du 17 mai est évoquée avec insistance comme celle du démarrage effectif des licenciements.
Diane ATEKPO


