Kemi Seba devra encore patienter avant d’être fixé sur son éventuelle remise en liberté provisoire. Comparu le lundi 8 juin 2026 devant le tribunal de Pretoria avec ses coaccusés, le président de l’ONG Urgences panafricanistes n’a pas obtenu de décision immédiate. Le juge a renvoyé son délibéré au 18 juin prochain.
Les avocats de l’activiste franco-béninois avaient sollicité une mise en liberté sous caution en attendant la poursuite de la procédure judiciaire. Une requête à laquelle le ministère public s’est opposé lors des précédentes audiences. Arrêté le 13 avril dernier en Afrique du Sud alors qu’il tentait, selon les autorités locales, de rejoindre le Zimbabwe par une voie irrégulière via le fleuve Limpopo, Kemi Seba fait également l’objet d’une procédure d’extradition engagée à la demande du Bénin. Les autorités béninoises ont émis deux mandats d’arrêt à son encontre pour des faits présumés de blanchiment de capitaux, d’apologie de crime, ainsi que d’incitation à la haine et à la violence. Alors que la décision sur sa liberté provisoire est attendue dans quelques jours, les débats relatifs à la procédure d’extradition sont, quant à eux, annoncés pour le 14 juillet 2026.
Edwy A.


