La ville de Goma a vécu une journée particulièrement éprouvante ce lundi 22 juin 2026. En l’espace de quelques heures, deux violents incendies ont ravagé plusieurs habitations dans différents quartiers de la capitale du Nord-Kivu, laissant derrière eux des familles sans abri et d’importants dégâts matériels.
Le premier sinistre s’est déclaré en pleine journée au centre-ville, non loin du Cercle Sportif. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’incendie aurait été provoqué par une mauvaise manipulation d’un réchaud à gaz dans une concession résidentielle. En quelques minutes seulement, les flammes ont gagné les habitations voisines. Face à la rapidité de la propagation du feu, riverains et passants se sont mobilisés pour évacuer les enfants et tenter de sauver quelques biens. Malgré ces efforts, cinq maisons ont été entièrement détruites, emportant avec elles des années de souvenirs et de précieux effets personnels. « Nous avons tout perdu », confie une victime, encore sous le choc. Comme de nombreuses familles touchées, elle lance un appel à l’aide aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour faire face à cette situation dramatique.
Alors que les habitants tentaient encore de mesurer l’ampleur des dégâts, un second incendie est venu aggraver le bilan de cette journée noire. Aux environs de 19 h 45, les flammes se sont déclarées dans le quartier Himbi 1, sur l’avenue Alindi. La maison appartenant à Maman Nicole, occupée par son locataire Chirimwami Makambo, a été entièrement consumée. Selon le chef du quartier Himbi 1, François Kanane, une mauvaise manipulation d’un réchaud à gaz serait également à l’origine de ce nouveau drame. Les équipes de la Protection civile sont intervenues, mais n’ont pu empêcher la destruction totale de l’habitation.
Comme si la tragédie ne suffisait pas, des individus profitant de la confusion provoquée par l’incendie se seraient introduits dans une maison voisine sous prétexte de porter secours. Plusieurs effets personnels auraient ainsi été dérobés, ajoutant un sentiment d’indignation à la détresse des sinistrés. Ces deux incendies survenus en moins de vingt-quatre heures relancent le débat sur les conditions d’utilisation des équipements domestiques fonctionnant au gaz. Dans une ville où de nombreux ménages recourent quotidiennement à ces installations, les appels à davantage de sensibilisation et de prévention se multiplient. Aujourd’hui, les familles touchées se retrouvent confrontées à une urgence humanitaire. Sans logement, sans biens essentiels et parfois sans ressources, elles espèrent une mobilisation rapide des autorités, des organisations humanitaires et de la population.
Notons qu’au-delà des pertes matérielles, ces incendies rappellent la vulnérabilité de nombreuses familles face aux accidents domestiques et l’importance de la solidarité communautaire dans les moments les plus difficiles.
Diane ATEKPO


