Le vendredi 31 juillet 2026, plus de 60 000 personnes originaires d’Afrique ont franchi à la nage la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta. Parmi elles figurait la footballeuse marocaine Faten Ben Omar El Azizi, qui a perdu la vie alors qu’elle tentait de rejoindre ce territoire espagnol, dans l’espoir d’un avenir meilleur.
La tragédie de la migration irrégulière continue ainsi de faire des victimes. Selon les informations rapportées, la jeune sportive faisait partie d’un groupe de migrants ayant entrepris une traversée particulièrement périlleuse. Les circonstances exactes de son décès n’ont pas été précisées, mais cette tentative s’est soldée par une nouvelle tragédie humaine. Le destin de Faten Ben Omar El Azizi est d’autant plus bouleversant que son visa Schengen a été approuvé le jour même de son décès. Une coïncidence dramatique qui illustre les risques auxquels s’exposent de nombreux candidats à la migration, souvent contraints d’emprunter des routes dangereuses dans l’attente de l’aboutissement de leurs démarches administratives. La footballeuse n’est malheureusement pas la seule victime de cette traversée. Plusieurs autres migrants ont également perdu la vie lors de cet afflux massif vers Ceuta. Dans un communiqué, l’Union marocaine des footballeurs professionnels (UMFP) a présenté ses plus sincères condoléances à la famille de la joueuse, à ses proches, à ses coéquipières ainsi qu’à l’ensemble du football marocain.
En maillot de bain, en combinaison en néoprène ou simplement vêtus de leurs habits de ville, équipés d’une bouée, de palmes ou comptant uniquement sur la force de leurs bras, des milliers de jeunes, d’adolescents et parfois de familles entières ont tenté de rejoindre l’enclave espagnole par la mer. Selon les autorités espagnoles, environ 60 000 migrants sont entrés illégalement dans l’enclave ces derniers jours, un chiffre qui représenterait près de 70 % de la population locale. Face à cette situation exceptionnelle, les forces de l’ordre ont été fortement mobilisées afin d’organiser les opérations de rapatriement. À ce jour, près de 50 000 personnes auraient déjà été reconduites au Maroc.
Magnus A.

