Civils tué en RDC
La violence continue de frapper l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Au moins 37 civils ont été tués dans une nouvelle attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé affilié à l’organisation État islamique. Le massacre s’est produit dans la soirée du jeudi 5 novembre 2026, à Cantiné Aloya, une localité située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
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L’est de la République démocratique du Congo replonge dans l’horreur. Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF a coûté la vie à au moins 37 civils dans le Nord-Kivu, ravivant les inquiétudes sur la persistance des violences armées dans la région. Selon les informations communiquées par l’armée congolaise dans le Nord-Kivu (FARDC), les assaillants ont lancé leur offensive aux environs de 23 heures. Présumés membres des ADF, ils ont pris pour cible plusieurs quartiers de la localité, semant la terreur parmi les populations. Leur passage a été particulièrement dévastateur : une cinquantaine de maisons et de commerces ont été incendiés. Des pharmacies ainsi que des centres de santé ont également été pillés avant que les assaillants ne prennent la direction de la forêt. Le bilan humain est particulièrement lourd. Au-delà des victimes recensées, cette attaque a provoqué un important mouvement de déplacement de populations. Selon la société civile, de nombreux habitants, pris de panique, ont abandonné leurs domiciles pour trouver refuge dans les localités voisines. Cantiné Aloya, qui abrite notamment un important marché local, se retrouve ainsi durement éprouvée par cette nouvelle incursion armée.

Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. Il s’agit en effet de la deuxième offensive attribuée aux ADF en l’espace d’une semaine. Le mardi 3 novembre, des assaillants avaient déjà frappé le village de Maikengu, situé plus à l’ouest, dans le territoire de Lubero. La persistance de ces violences soulève de nouvelles interrogations sur l’efficacité des opérations militaires engagées contre ce groupe armé. Cinq ans après le lancement de l’opération Shujaa, menée conjointement par les armées congolaise et ougandaise pour neutraliser les combattants ADF, ces derniers continuent de représenter une menace majeure pour les populations de l’est du pays. D’après plusieurs observateurs, les combattants ont même étendu leur zone d’action au-delà de leur bastion historique de Beni, compliquant davantage les efforts de sécurisation de la région. Entre massacres, incendies, pillages et déplacements forcés, les populations civiles restent les premières victimes d’une insécurité qui peine à être contenue.

Blevert A.

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