Éduquer les adolescents à la santé sexuelle constitue un levier essentiel pour les outiller face aux risques, aux pressions et aux incertitudes liés à leur vie. C’est dans cette dynamique que AGUIDI Oloudé Fortuné Marie Edgard a orienté son mémoire de master. Devant un parterre de jurys, l’impétrant a défendu sa recherche sur le thème : « Influence de l’éducation à la santé sexuelle sur les adolescents du CEG La Verdure dans la commune d’Abomey-Calavi au Bénin ».
Avec une moyenne de 16,51/20, sanctionnée par une mention Très Bien, AGUIDI Oloudé Fortuné Marie Edgard a mis en lumière les signes qui caractérisent la vie sexuelle des adolescents. À cette période de leur existence, ils sont sujets à des changements affectifs et comportementaux qui résultent principalement des nouveaux défis auxquels ils sont confrontés. Dans son étude, l’impétrant souligne que les jugements et comportements des adolescents les amènent à opérer des choix parfois irréversibles, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive. Considérés comme des ressources humaines de première importance pour le développement durable, les adolescents constituent des vecteurs essentiels de changements sociaux. Investir dans leur éducation, leur santé et leur épanouissement n’est donc pas seulement un impératif moral, mais également une stratégie judicieuse pour assurer un avenir prospère et dynamique à la nation. Des connaissances précises, des compétences psychosociales et une compréhension éclairée des enjeux de la sexualité peuvent significativement influencer leurs comportements, leurs attitudes et leur bien-être général, tout en les aidant à éviter les conséquences néfastes de la sexualité précoce.
Le mémoire présenté par AGUIDI Oloudé Fortuné Marie Edgard poursuit un objectif clair : analyser l’influence de l’éducation à la santé sexuelle sur les adolescents afin de réduire le taux de grossesses non désirées et précoces, ainsi que la propagation des IST/VIH-SIDA en milieu scolaire. Pour produire les données, l’impétrant a administré des questionnaires à 275 adolescents du CEG La Verdure, situé dans l’arrondissement de Togba (commune d’Abomey-Calavi). Lors de la collecte des données, réalisée sur le stand d’écoute installé par l’Association Pour l’Éducation, la Sexualité et la Santé en Afrique (APESSA), 189 adolescents ont fourni des réponses exploitables. La majorité provenait des classes de 1ère (22,75 %), 3ème (21,69 %), 2nde (19,05 %) et 4e (16,93 %). Selon le mémoire, 72,49 % des enquêtés affirment avoir reçu des notions de santé sexuelle à l’école. Les thèmes les plus abordés sont la puberté (46,56 %), la contraception (32,28 %) et les IST (21,16 %), ce qui révèle une sensibilisation plus forte aux changements corporels qu’à la prévention des infections sexuellement transmissibles.
Par ailleurs, 75,13 % des adolescents déclarent être informés sur les grossesses non désirées (GND), et 73,02 % affirment avoir déjà discuté de leur prévention avec des pairs ou des adultes de confiance. Enfin, 67,20 % estiment que l’éducation à la santé sexuelle a un impact positif sur la réduction des grossesses non désirées. Ce mémoire, riche et détaillé, met en évidence l’importance d’une éducation sexuelle adaptée pour développer la confiance en soi, l’estime de soi et des compétences fondamentales favorisant la réflexion critique, la communication claire, la prise de décision responsable et des comportements respectueux.
→ Lire le mémoire présenté par AGUIDI Oloudé Fortuné Marie Edgard
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