plateforme OREMI-7107  

Face aux défis persistants liés à l’accès à l’information en matière de santé sexuelle et reproductive,  l’association Jeunes Volontaires pour la Santé (JVS) poursuit sa dynamique de proximité avec les communautés. Ce mardi 31 mars 2026, à Casa de Rose à Cotonou, l’organisation a officiellement présenté sa plateforme OREMI-7107 à des organisations de la société civile engagées dans la défense des droits, ainsi qu’à des créateurs et créatrices de contenus. C’était à l’occasion d’une rencontre consacrée à la mise en place de partenariats stratégiques.


Dans une ambiance conviviale et participative, JVS a réuni les organisations de la société civile et les influenceurs pour leur présenter sa plateforme OREMI-7107. Lors de cette rencontre, l’organisation a détaillé ses objectifs, son fonctionnement et les perspectives offertes pour mieux accompagner les jeunes, les filles et les femmes. Conçue pour améliorer l’accès à l’information sur la santé sexuelle et reproductive ainsi que sur les violences basées sur le genre, cette initiative se veut un outil d’accompagnement et d’orientation au service des communautés. Mise en service il y a quelques semaines, OREMI-7107 prolonge la dynamique de la ligne OREMI, lancée en 2023, avant d’évoluer, depuis janvier 2026, vers un dispositif plus structuré et à plus large portée. En ouverture de séance, Jak Larissa KOUKPONOU, téléconseillère au sein de l’organisation, a présenté aux partenaires les principales fonctionnalités de la plateforme, ses modalités d’accès et les différents services mis à la disposition des usagers. À l’en croire, JVS entend, à travers cette initiative, offrir aux jeunes, aux filles et aux femmes un espace sécurisé où ils peuvent obtenir des informations fiables, être écoutés sans jugement et, si nécessaire, être orientés vers des professionnels de santé qualifiés.


Des partenariats jugés essentiels pour une couverture nationale

Prenant la parole à son tour, la présidente de JVS, Hermine Bokossa, a insisté sur la nécessité pour l’association de construire un solide réseau de partenaires afin d’élargir l’impact de la plateforme à l’échelle nationale. « Nous nous sommes dit que nous ne pouvons pas couvrir toute la demande dans l’écosystème. Nous sommes très engagés dans la mise en place de partenariats et, pour nous, c’est vraiment important de pouvoir collaborer avec d’autres organisations qui travaillent également sur les questions de droits et de santé sexuelle et reproductive, qui développent des campagnes de communication aussi bien sur le terrain, dans les communautés, qu’en ligne, et qui ont besoin d’un numéro sûr, d’une plateforme sûre vers laquelle elles peuvent référencer et orienter les jeunes, les filles et les femmes qui ont besoin de plus d’informations après leur campagne de communication », a-t-elle déclaré. Hermine Bokossa n’a pas manqué de souligner les limites actuelles de couverture de JVS, notamment face à la diversité linguistique et géographique du Bénin. « Vu qu’aujourd’hui, nous n’avons pas la possibilité d’être dans tout le Bénin et que nous n’avons pas la possibilité de toucher les jeunes dans la cinquantaine de langues du Bénin, nous voudrions collaborer avec d’autres organisations qui peuvent être dans des zones où nous ne sommes pas, qui peuvent parler des langues que nous ne parlons pas, afin de sensibiliser ou de promouvoir cette plateforme auprès de leurs communautés, pour qu’elle puisse leur être utile tout autant qu’elle l’est pour les bénéficiaires de nos différentes initiatives », a-t-elle renchéri.


Des partenaires invités à s’approprier l’outil

Au-delà de la simple présentation, la rencontre visait aussi à favoriser une réelle appropriation de la plateforme par les partenaires présents. JVS souhaite que les organisations de la société civile, les réseaux de professionnels de santé, ainsi que les influenceurs et créateurs de contenus présents puissent faire de OREMI-7107 un véritable outil d’orientation communautaire. Les responsables de l’association ont, par ailleurs, exprimé leur volonté de travailler dans une logique d’amélioration continue. Les échanges de questions-réponses ont permis aux participants de formuler plusieurs recommandations jugées pertinentes pour renforcer l’accessibilité et l’efficacité de la plateforme. Parmi les préoccupations soulevées figurent notamment la non-disponibilité du service pendant les week-ends, ainsi que certaines observations liées au temps d’appel. D’autres participants ont aussi souhaité la mise en place d’un canal de messagerie, estimant que certaines personnes se sentent plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Prenant en compte ces remarques, les responsables de JVS ont indiqué qu’un numéro dédié aux messages est également disponible, une avancée saluée par plusieurs participants. Les différentes suggestions formulées au cours de la rencontre ont été accueillies favorablement et devraient nourrir les prochaines améliorations du dispositif.


JVS promet un accompagnement renforcé de ses partenaires

Face à ses partenaires, JVS a également réaffirmé ses engagements. L’association entend notamment renforcer les capacités des structures partenaires, les accompagner dans la création d’initiatives ou d’événements autour de la plateforme, les associer à ses activités et, en retour, participer également aux leurs. Cette approche collaborative vise à bâtir une synergie durable autour des enjeux de droits, de santé sexuelle et reproductive et de protection des personnes vulnérables, avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes.


« Le 7107, c’est votre ami »

En conclusion, un message fort a été lancé aux communautés par la présidente de JVS, Hermine Bokossa. « Le 7107, c’est votre ami, c’est l’oreille qui est toujours là pour vous écouter quand les autres oreilles se ferment », a-t-elle rappelé, invitant les populations à ne pas hésiter à recourir à ce canal confidentiel et sécurisé en cas de besoin.


Ulrich AKAKPO

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