Les autorités ivoiriennes ont mené, entre 2022 et 2025, une vaste opération visant à assainir le paysage sanitaire privé du pays. Des centaines d’établissements de santé exerçant dans l’illégalité ont ainsi été fermés. L’information a été rendue publique le lundi 29 décembre, lors d’une conférence de presse animée par la directrice des Établissements privés et des professions sanitaires.
Au total, 1 700 structures de santé illégales ont été fermées en Côte d’Ivoire. Lors de ce point de presse, Marie-Josèphe Bitty, directrice des Établissements privés et des professions sanitaires, a dressé l’état des lieux et mis en lumière les actions menées par l’exécutif sur une période de trois ans. Le pays est ainsi parvenu à éradiquer une large part des cliniques illégales, parmi les 80 % initialement identifiées.
Cette avancée résulte à la fois de la fermeture définitive des structures non conformes et de la régularisation administrative de nombreux établissements ayant choisi de se mettre aux normes. À cet effet, plus de 1 500 cliniques ont obtenu leurs arrêtés officiels d’autorisation d’exercer, réintégrant ainsi le cadre légal.
Pour les autorités sanitaires, l’enjeu dépasse désormais la simple répression. Il s’agit de préserver durablement ces acquis. Cette démarche globale ambitionne de bâtir un système de santé plus sûr, plus fiable et plus performant, fondé sur une meilleure synergie entre les secteurs public et privé, au bénéfice direct des populations ivoiriennes.
Patrice Assiongbon SOWANOU

