éseaux sociaux

Plusieurs citoyens gabonais, dont l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze, ont saisi la justice pour contester la suspension des réseaux sociaux, en vigueur depuis le 17 février 2026. La Haute Autorité de la Communication (HAC) avait alors ordonné l’arrêt de Facebook, TikTok, YouTube et Instagram « jusqu’à nouvel ordre », invoquant la diffusion de contenus menaçant « la stabilité des institutions et la sécurité nationale ». WhatsApp reste partiellement accessible.

La suspension des réseaux sociaux au Gabon est jugée inédite et disproportionnée selon certains citoyens. « C’est une punition collective », a dénoncé Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre. Il ajoute qu’aucune autorité ne peut décider de couper tous les réseaux sociaux pour une durée indéterminée. Dans cet élan, il a déposé une requête en référé devant le Tribunal de première instance de Libreville. La semaine dernière, quatre autres citoyens avaient saisi la Cour constitutionnelle, qualifiant la suspension de « liberticide ».

Malgré l’interdiction, de nombreux Gabonais contournent la mesure via des VPN. Le fournisseur Proton a signalé une forte augmentation des téléchargements dès le 18 février. La HAC a toutefois assuré vouloir garantir l’exécution totale de sa décision, y compris contre l’usage des VPN. Le gouvernement explique que la suspension vise à mieux réguler les contenus sur les réseaux sociaux et annonce des discussions avec Meta et TikTok, ainsi qu’un projet d’ordonnance pour encadrer leur usage. Selon le porte-parole de la présidence, Théophane Zamé-Nze Biyoghe, il s’agit d’une suspension temporaire afin de protéger un « intérêt supérieur ». Pour les experts, cette coupure prolongée risque d’alimenter rumeurs et désinformation, contredisant l’objectif officiel de sécurisation de l’espace numérique.


Diane ATEKPO

dbmedias
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