Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a publié son rapport annuel le 25 février 2026, révélant que 129 journalistes et employés de presse ont été tués dans le monde en 2025. Ce chiffre constitue un record depuis le début des relevés de l’organisation en 1992 et marque la deuxième année consécutive où les pertes humaines atteignent un niveau inédit.
Cent‑vingt‑neuf journalistes et employés de presse ont été tués dans le monde en 2025. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), près des deux tiers de ces décès sont imputés à l’État d’Israël, principalement dans le cadre du conflit dans la bande de Gaza. À elle seule, cette zone de guerre a causé la mort de 86 journalistes, en majorité palestiniens, tués alors qu’ils couvraient les opérations militaires et leurs conséquences humanitaires. Le rapport mentionne également un bombardement contre un centre médiatique houthiste au Yémen, qui a fait 31 victimes parmi les travailleurs de presse, constituant l’une des attaques les plus meurtrières jamais recensées par l’ONG.
En dehors du Proche-Orient, l’Ukraine et le Soudan figurent parmi les pays les plus dangereux pour la presse en 2025, avec respectivement 4 et 9 journalistes tués. Le CPJ précise que ses bilans incluent uniquement les journalistes et employés de médias dont la mort est confirmée comme liée à l’exercice de leur profession, ou lorsque ce lien reste plausible. L’organisation rappelle également que de nombreux journalistes sont emprisonnés ou portés disparus, ce qui accentue la gravité de la situation.
Pour Jodie Ginsberg, directrice générale du CPJ, « les journalistes sont tués en nombre record à un moment où l’accès à l’information est plus crucial que jamais ». Elle souligne que ces chiffres traduisent les dangers croissants auxquels sont confrontés les professionnels des médias dans les zones de conflit armé.
Diane ATEKPO

