À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé par Donald Trump dans le conflit avec l’Iran, le Qatar a exprimé son inquiétude. Le mardi 7 avril 2026, ses dirigeants ont fait savoir qu’ils redoutaient une aggravation de la situation au Moyen-Orient, jugée de plus en plus instable. Ils craignent une escalade rapide du conflit, notamment après les menaces américaines visant des infrastructures stratégiques en Iran.
Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a averti que la région se rapproche d’un point critique. Selon lui, une aggravation de la crise pourrait rapidement devenir incontrôlable. Il a appelé toutes les parties à privilégier le dialogue et à trouver une issue avant qu’il ne soit trop tard, insistant sur l’urgence d’éviter une escalade militaire.
De son côté, Donald Trump a durci le ton en fixant un ultimatum à l’Iran, exigeant un accord avant mardi soir, sous peine d’une intensification massive des frappes aériennes. Le président américain a évoqué la possibilité de détruire des infrastructures essentielles telles que des centrales électriques et des ponts, affirmant que ces opérations pourraient être menées en quelques heures. Ces déclarations renforcent les tensions dans une région déjà fragilisée, alors que la communauté internationale appelle à la retenue.
Patrice Assiongbon SOWANOU

