Les djihadistes ont fait irruption dans plusieurs localités pour commettre un massacre. Dans le but de les neutraliser, l’armée nigériane a mené de nombreuses frappes aériennes. L’opération a malheureusement touché un marché, provoquant de lourdes pertes en vies humaines. Selon des médias locaux, le drame est survenu alors que des avions militaires poursuivaient des combattants de Boko Haram.
Amnesty International fait état d’un bilan particulièrement lourd, évoquant « plus de 100 morts » et « 35 personnes grièvement blessées » dans une publication sur le réseau social X. De son côté, Lawan Zanna Nur, un chef local, a avancé un chiffre d’environ « 200 morts et blessés ». « Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux de Geidam et de Maiduguri. Nous parlons de dizaines de morts, mais il est difficile de donner un bilan précis », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, les autorités nigérianes ont confirmé avoir ordonné des frappes dans cette zone, connue depuis longtemps comme un corridor stratégique de déplacement terroriste et un point de convergence pour les combattants de l’ISWAP et leurs alliés. Elles affirment que des rapports faisaient état de mouvements de pick-up armés et de motos appartenant à ces groupes le long de l’axe. L’armée nigériane a annoncé avoir diligenté une enquête sur les dommages causés aux civils afin de répondre aux accusations.

