Au Nigeria, l’État de Kwara a été endeuillé par une attaque terroriste d’une rare violence survenue le mardi 3 février 2026 dans le village de Woro, dans le centre-nord du pays. Selon les autorités locales, le bilan s’élève à au moins 170 morts. Face à cette tragédie, l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Union africaine (UA) ont réagi avec fermeté.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et au gouvernement nigérian, tout en réaffirmant le soutien des Nations unies dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. De son côté, le président de la Commission de l’Union africaine a qualifié l’attaque d’« acte odieux et barbare », promettant l’accompagnement de l’UA aux efforts du Nigeria pour restaurer la sécurité. Plusieurs pays, dont la Türkiye, l’Allemagne et le Bénin, ont également condamné ces violences et exprimé leur solidarité avec Abuja.
Le drame, qui a touché deux villages, a été marqué par des exécutions à bout portant et l’incendie d’habitations. Les recherches se poursuivent dans les zones forestières voisines. Les autorités de l’État avaient confirmé mercredi l’inhumation collective de 75 victimes, mais un élu local a indiqué jeudi que 170 corps avaient été retrouvés au total. En réaction, le président nigérian Bola Tinubu a approuvé le déploiement immédiat d’un bataillon de l’armée dans le cadre de l’« Opération Savannah Shield », afin de lancer des contre-offensives contre les auteurs de l’attaque.
Patrice Assiongbon SOWANOU

