La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans une affaire impliquant des agents de la Police républicaine. Le lundi 15 juin 2026, un policier en service au commissariat d’Akassato a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA pour avoir facilité la libération d’un présumé cybercriminel en échange d’une somme de 500 000 francs CFA.
Ce qui devait être une interpellation de routine s’est transformé en une affaire de corruption. Un agent de la Police républicaine a écopé de cinq ans de prison ferme pour avoir monnayé la remise en liberté d’un présumé cybercriminel. Selon les informations rapportées par Libre Express, le policier a été reconnu coupable d’avoir facilité la libération du suspect en échange d’une somme de 500 000 francs CFA. D’après l’accusation, ce dernier avait été interpellé lors d’une opération de patrouille avant d’être remis en liberté contre paiement. Les investigations ont également révélé que l’argent perçu aurait été partagé entre plusieurs agents ayant participé à son interpellation.
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Poursuivie dans le cadre de la même procédure, une policière a toutefois été relaxée au bénéfice du doute. À la barre, elle a soutenu avoir reçu 50 000 francs CFA en pensant qu’il s’agissait d’une contribution à une tontine. Elle a affirmé avoir restitué la somme après avoir appris sa provenance. Les juges ont estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir avec certitude sa culpabilité. Dans ce même dossier, deux civils poursuivis pour détention et usage de chanvre indien ont également été fixés sur leur sort. La CRIET les a condamnés chacun à 24 mois d’emprisonnement ferme assortis d’une amende d’un million de francs CFA. Les différents condamnés disposent d’un délai de quinze jours pour exercer un recours devant la juridiction compétente.
Patrice Assiongbon SOWANOU


