À Madagascar, la justice a condamné une cinquantaine de ressortissants chinois impliqués dans une vaste affaire d’escroquerie en ligne. Le ministère de la Justice a annoncé leur rapatriement vers la Chine afin qu’ils y purgent leur peine. Une première vague de détenus a quitté le territoire malgache le lundi 7 septembre 2026, dans le cadre d’une coopération entre Antananarivo et Pékin pour lutter contre la criminalité transnationale.

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Au total, 50 ressortissants chinois ont été reconnus coupables d’infractions liées à des escroqueries commises via des outils numériques et des télécommunications à Madagascar. Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de deux à dix ans. Avant leur transfert, ils étaient détenus à la Maison centrale d’Avaradrano. Le rapatriement a été réalisé en collaboration avec Interpol et l’ambassade de Chine à Madagascar. Selon les autorités malgaches, il s’agit de la première étape d’un processus plus large de rapatriement de détenus chinois condamnés dans le pays. Le groupe a quitté Madagascar à destination de la Chine, avec une escale à Addis-Abeba, en Éthiopie. Des images publiées par le ministère de la Justice montrent les détenus lors du transfert, sans menottes. Les autorités assurent que l’opération s’est déroulée dans le respect des procédures légales et judiciaires en vigueur, avec le concours du ministère de la Sécurité publique pour garantir la sécurisation du transfert.
Une coopération renforcée contre les cyberarnaques
Ce rapatriement intervient dans un contexte de renforcement de la coopération internationale de Madagascar dans la lutte contre les crimes numériques. Le 4 août dernier, le Conseil des ministres avait approuvé l’adhésion du pays à un dispositif international de lutte contre les escroqueries commises via les télécommunications et les plateformes numériques, à la suite d’une proposition formulée par la Chine. Le transfert de ces 50 détenus vers la Chine marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux pays face à l’ampleur croissante de la cybercriminalité et des réseaux d’escroquerie transnationaux.

