Kemi Seba

La procédure judiciaire visant Kémi Seba connaît un nouveau tournant en Afrique du Sud. La justice a décidé, ce mercredi 29 avril, de reporter au 11 mai prochain l’examen de sa demande de libération sous caution. En attendant cette échéance, l’activiste panafricaniste reste placé en détention provisoire.


La justice sud-africaine a décidé de reporter au 11 mai l’examen de la demande de libération de Kémi Seba. Selon les autorités judiciaires, le parquet s’oppose fermement à sa remise en liberté, l’accusant notamment d’avoir planifié des attaques terroristes en Europe, des allégations que conteste vigoureusement la défense. Son avocat, Me Sinen Mnguni, a assuré devant la presse que son client rejette catégoriquement ces accusations. Arrêté le 13 avril 2026 alors qu’il s’apprêtait à quitter clandestinement le pays, Kémi Seba avait été interpellé pour séjour illégal. Cette procédure ne se limite pas à l’activiste. Son fils, âgé de 18 ans, ainsi que le dirigeant d’un groupe identitaire Afrikaner sont eux aussi placés en détention provisoire dans le cadre de la même affaire. Recherché par le Bénin, qui l’accuse d’avoir soutenu la tentative de coup d’État de décembre 2025 contre Patrice Talon, Kémi Seba fait par ailleurs l’objet d’une demande d’extradition. Deux mandats d’arrêt internationaux ont en effet été émis à son encontre par la justice béninoise, renforçant les enjeux autour de cette procédure. Le rendez-vous judiciaire du 11 mai s’annonce donc décisif pour la suite de cette affaire aux multiples ramifications.


Diane ATEKPO

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