Huguette Bokpè Gnacadja

Les autorités béninoises ont réagi avec promptitude à la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans un message prononcé le jeudi 23 avril 2026 à la télévision nationale, Me Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Institut National de la Femme (INF), s’est indignée face à cette torture par le feu et a rassuré l’opinion publique que cet acte ne restera pas impuni. Les éléments de la police républicaine ont déjà interpellé plusieurs présumés auteurs, tandis que la victime a été prise en charge.


La diffusion d’une vidéo de violence par le feu fait l’actualité au Bénin. « Aucune société digne de ce nom ne peut tolérer de tels actes. La justice passera, et elle sera implacable », a déclaré l’INF. La scène, produite à Ekpè dans la commune de Sèmè-Kpodji, montre l’image d’une jeune fille nue, attachée et suspendue à une charpente, soumise à un acte de torture par le feu. Cette vidéo d’une cruauté extrême a profondément choqué et dépassé l’entendement des autorités. « Aucun motif, aucune frustration, aucun acte répréhensible que cette jeune fille aurait pu commettre ne peut justifier une telle barbarie », a affirmé Me Huguette Bokpè Gnacadja. Cet acte d’une gravité exceptionnelle porte atteinte à l’intégrité de la victime, de sa famille, de sa communauté et de la nation entière, tout en violant ses droits fondamentaux. Face à cette situation, aucune complaisance ne sera tolérée. « Les faits commis sont d’une extrême gravité. Toutes les voies légales seront mobilisées, y compris au-delà de nos frontières si nécessaire, afin que justice soit rendue et que des sanctions exemplaires soient prononcées », a ajouté la présidente de l’INF.

Prise en charge de la victime

L’Institut National de la Femme annonce une prise en charge complète de la jeune fille victime de cette barbarie. L’institut s’est autosaisi de l’affaire et restera aux côtés de la victime. « L’INF se tient pleinement aux côtés de la justice pour que la victime bénéficie d’une prise en charge complète et digne », a insisté Me Huguette Bokpè Gnacadja. Elle a précisé que tout sera mis en œuvre pour offrir un accompagnement sanitaire, psychologique, juridique et judiciaire à la hauteur des souffrances endurées. La jeune fille bénéficiera également d’une protection et d’un accompagnement pour sa reconstruction. Le respect de ses droits demeure au cœur de l’engagement de l’institut.

Mise en garde contre le partage de la vidéo

Tout en saluant la dénonciation massive de la population, Me Huguette Bokpè Gnacadja a rappelé les précautions à adopter face au partage de cette vidéo sensible. « Continuer de relayer cette vidéo, qui montre le visage de la victime, c’est prolonger la violence infligée, même si telle n’est pas l’intention. Je demande donc que cette vidéo cesse d’être partagée sur les réseaux sociaux et sur toute autre plateforme. Parce que cette vidéo montre le visage de la victime, continuer à la relayer expose à des poursuites », a-t-elle averti. L’INF recommande, à l’avenir, de préserver l’image des victimes en floutant ou en masquant les éléments permettant leur identification. Au total six (6) présumés ont été déjà arrêtés dans cette affaire. Ils seront mis à la disposition pour la suite de la procédure.


Blevert AKAKPO

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