La République démocratique du Congo (RDC) reste confrontée à une importante menace sanitaire liée au paludisme. Le samedi 15 août 2026, le Programme national de lutte contre le paludisme a rendu publiques les données officielles pour l’année 2025. Plus de 26 millions de personnes ont été infectées par cette maladie. Près de 30 000 décès ont également été enregistrés au cours de la même période.
Le paludisme demeure l’un des principaux problèmes de santé publique en RDC. Face à l’ampleur de la maladie, les autorités sanitaires appellent à renforcer les actions de prévention, de prise en charge et de sensibilisation auprès des populations. Au total, 29 938 décès liés au paludisme ont été enregistrés en 2025. « Malgré les efforts concertés, le poids du paludisme reste important pour notre système de santé et nos communautés », a déclaré le directeur adjoint du Programme national de lutte contre le paludisme, Guy Dembo. À l’en croire, une mobilisation collective pour faire reculer la maladie est indispensable. Les autorités doivent également poursuivre le renforcement des interventions ayant déjà démontré leur efficacité, tout en recherchant de nouvelles stratégies adaptées aux réalités des différentes zones de santé du pays.
Une campagne massive lancée en Ituri
Guy Dembo s’exprimait devant des journalistes dans la province de l’Ituri, où le gouvernement a lancé cette semaine une campagne d’administration massive de médicaments antipaludiques. Cette opération vise notamment à renforcer la prévention et à améliorer la réponse face à la maladie dans une région particulièrement touchée. Le responsable du programme a appelé les autorités, les professionnels de santé, les partenaires et les communautés à unir leurs efforts pour accélérer la lutte contre le paludisme et parvenir, à terme, à son élimination. La situation de la RDC s’inscrit dans un contexte régional préoccupant. En Afrique, le paludisme continue de provoquer des centaines de milliers de décès chaque année, avec une forte proportion de victimes parmi les jeunes enfants. Face à cette situation, les autorités sanitaires et leurs partenaires multiplient les campagnes de prévention et de traitement afin de réduire le nombre de cas et de décès liés à cette maladie.
Diane ATEKPO

