Nouveau revers pour le gouvernement sénégalais. L’Assemblée nationale a rejeté, mardi 3 novembre 2026, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Cette décision pourrait compromettre le déblocage d’un financement de 2,2 milliards de dollars attendu du Fonds monétaire international (FMI).

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Le scrutin s’est soldé par 109 voix contre le texte, 20 voix en faveur et trois abstentions, sur un total de 132 votants. Le projet n’a pas fait l’objet d’un débat en séance plénière. Le groupe parlementaire Pastef, majoritaire à l’Assemblée, a en effet fait adopter une question préalable qui a conduit directement au vote sur le rejet du texte. Pour justifier cette position, les députés de Pastef ont notamment dénoncé un manque de sincérité dans les prévisions budgétaires du gouvernement. Ils contestent particulièrement le niveau du déficit public, évalué à 7,6 % du produit intérieur brut (PIB).
Ce rejet constitue un nouvel échec pour le projet de budget rectificatif, après deux précédents revers enregistrés en commission au cours du mois d’octobre. Au-delà du désaccord politique et budgétaire, la décision parlementaire soulève des inquiétudes sur les perspectives financières du Sénégal. L’adoption de ce collectif budgétaire figurait parmi les conditions liées au déblocage d’un financement de 2,2 milliards de dollars attendu du FMI. Avec le rejet du texte, la perspective de cet appui financier se retrouve ainsi fragilisée, alors que le pays compte sur ce soutien pour faire face à ses besoins de financement.
Edwy A.

