Tabaski

MAFIRA FORMATION

La communauté musulmane du Bénin a célébré, mardi 27 mai 2026, la fête de la Tabaski, également appelée Aïd el-Kébir, dans une ambiance mêlant spiritualité, solidarité et convivialité. Déclarée journée fériée et chômée sur toute l’étendue du territoire national, cette fête majeure de l’islam a rassemblé des milliers de fidèles dans les mosquées et espaces de prière à Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo, Parakou et dans plusieurs autres localités du pays.


Dès l’aube, les fidèles vêtus de leurs plus beaux habits ont convergé vers les lieux de prière pour accomplir la grande prière de l’Aïd. Dans leurs sermons, les imams ont insisté sur les valeurs de paix, de pardon, de partage et de cohésion sociale, dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux. Après les prières, les familles ont procédé au sacrifice rituel du mouton, acte symbolique rappelant la soumission du prophète Ibrahim à Dieu. Dans plusieurs quartiers, l’ambiance était animée par les visites familiales, les repas communautaires et les échanges entre voisins. À Cotonou, Moussa Abdoul Karim, rencontré après la prière à Akpakpa, se réjouit de l’atmosphère de fraternité observée durant cette journée. « La Tabaski est un moment de partage. Même si les moyens sont limités cette année, chacun essaie d’aider son prochain », confie-t-il. À Abomey-Calavi, les célébrations ont également rassemblé de nombreuses familles autour des traditions de la fête. Rencontré par l’équipe de DBMEDIAS devant son domicile au quartier Tankpè, non loin de la poissonnerie ELEDJA, Souleymane Issa souligne l’importance spirituelle de cette journée. « Au-delà du sacrifice du mouton, la Tabaski nous rappelle les valeurs de foi, d’union et de solidarité. Malgré les difficultés, nous avons célébré dans la joie avec nos proches », explique-t-il.


Dans les marchés à bétail, l’affluence observée les jours précédant la fête témoignait de l’importance accordée à cette tradition. Toutefois, plusieurs citoyens évoquent la hausse des prix des moutons et les difficultés économiques. « Les coûts ont beaucoup augmenté, mais nous avons fait l’effort pour respecter la tradition et faire plaisir aux enfants », explique Aïssatou B., mère de famille à Porto-Novo. À Parakou, certains habitants saluent surtout l’esprit de solidarité qui accompagne la célébration. « Ce qui compte, ce n’est pas seulement le mouton, mais le fait de partager avec les proches et les personnes dans le besoin », estime un commerçant ayant requis l’anonymat.

Il convient de rappeler qu’au-delà de son caractère religieux, la Tabaski demeure au Bénin un moment fort de rassemblement social et de rapprochement entre les communautés. Dans plusieurs villes, musulmans et non-musulmans ont partagé des repas et des messages de fraternité, illustrant le climat de coexistence pacifique qui caractérise le pays.


Diane ATEKPO

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