les AME bientôt intégrés à la Fonction publique, une promesse qui se concrétise

Au Bénin, le gouvernement de Romuald Wadagni s’est penché sur la question du reversement des Aspirants au métier d’enseignant (AME) dans la fonction publique. Après plusieurs années d’attente et de revendications, ce corps enseignant pourrait connaître une évolution majeure de sa situation professionnelle. Reçus le vendredi 11 septembre 2026 par le président Romuald Wadagni, les représentants des AME ont obtenu des précisions sur les modalités retenues par l’exécutif pour leur intégration progressive.

MEUBLES IMMÉDIATEMENT DISPONIBLES CHEZ BERTAS MEUBLES ! 🎁 BON PLAN EXCLUSIF DBMÉDIAS Pour tout achat effectué au nom de DBMÉDIAS, bénéficiez d'une réduction ! 🔥 🚚 Après votre achat, Bertas Meubles assure également la livraison. 📞 Pour plus de renseignements +229 01 58 58 00 00 +229 01 97 20 10 21
MEUBLES IMMÉDIATEMENT DISPONIBLES CHEZ BERTAS MEUBLES !
🎁 BON PLAN EXCLUSIF DBMÉDIAS
Pour tout achat effectué au nom de DBMÉDIAS, bénéficiez d’une réduction ! 🔥
🚚 Après votre achat, Bertas Meubles assure également la livraison.
📞 Pour plus de renseignements
+229 01 58 58 00 00 +229 01 97 20 10 21

À quelques heures de la rentrée scolaire 2026-2027, les représentants des organisations faîtières des Aspirants au métier d’enseignant (AME), ainsi que les centrales syndicales représentatives notamment la COSI-Bénin, la CSA-Bénin et la CSTB ont été reçus au palais de la Marina par le chef de l’État, Romuald Wadagni. Objectif : échanger sur les questions relatives au reversement des AME, tant revendiqué. Dans sa volonté de renforcer la valorisation du corps enseignant et d’apporter davantage de stabilité aux agents concernés, le gouvernement a pris une décision majeure : intégrer les AME à la fonction publique selon des critères bien définis, notamment l’ordre des promotions et l’âge des bénéficiaires. Le dispositif repose principalement sur l’expérience acquise par les AME à travers trois contrats successifs.

La priorité à la promotion de 2019

L’intégration se fera par promotion et par vague. La promotion 2019, qui représente à elle seule plus de 50 % de l’effectif global des AME, sera entièrement traitée avant le passage aux promotions suivantes. Le critère de l’âge sera également pris en compte. Il s’appuie sur les dispositions de l’article 12 du Statut général de la Fonction publique, qui fixe la limite d’âge à 35 ans pour les catégories C et D et à 40 ans pour les catégories A et B. Selon les explications fournies, cette disposition vise notamment à permettre au plus grand nombre de bénéficiaires de disposer d’une durée minimale de cotisation de 15 ans nécessaire pour prétendre à une pension de retraite.

Un recrutement sur titre plutôt qu’un nouveau test

Autre précision importante, l’intégration ne passera pas par un nouveau test d’évaluation. L’option initialement envisagée d’un reversement nécessitant une nouvelle évaluation a été écartée. Le gouvernement privilégie plutôt un recrutement progressif sur titre, fondé sur les qualifications professionnelles déjà acquises et l’expérience accumulée par les enseignants sur le terrain. Les AME concernés seront intégrés sous le statut d’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales décentralisées (ACDPCTD). Ce statut devrait notamment leur permettre de bénéficier d’une affiliation immédiate à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), auprès de laquelle les AME cotisent déjà. Il doit également faciliter la gestion de leur carrière grâce à une collaboration entre les ministères en charge de l’enseignement et les collectivités territoriales. L’intégration devrait par ailleurs améliorer leur accès aux crédits bancaires et à certains services financiers, offrant ainsi davantage de possibilités pour la réalisation de leurs projets personnels.

Une concertation avec les organisations syndicales

La rencontre avec les représentants des AME s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre du Budget et de la Fonction publique, le ministre de l’Enseignement secondaire ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur. « La posture qui a été celle du chef de l’État nous donne le sentiment qu’il s’agit d’une volonté politique réelle et qu’il a véritablement la ferme intention de faire en sorte que cette situation des AME puisse effectivement se résoudre », a déclaré Anselme Amoussou, secrétaire général de la CSA-Bénin. Cette nouvelle orientation marque une étape importante dans le dossier des Aspirants au métier d’enseignant. Pour les bénéficiaires, elle ouvre la perspective d’une sortie progressive de la précarité et d’une plus grande stabilité professionnelle, après plusieurs années d’exercice sous le régime des contrats d’AME.


Blevert AKAKPO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *