Dans les stations-service comme sur le marché parallèle, la hausse des prix du carburant continue de faire réagir au Bénin. Depuis le 1er mai 2026, le litre d’essence est passé à 725 FCFA dans les stations agréées, tandis que le gasoil est désormais vendu à 750 FCFA. Une augmentation qui affecte déjà le quotidien des populations.
À Abomey-Calavi, Cotonou ou encore Porto-Novo, de nombreux conducteurs de taxi-motos dénoncent une situation de plus en plus difficile. Très tôt ce matin, plusieurs usagers faisaient déjà la queue devant les points de vente de « kpayo », où les prix ont eux aussi fortement augmenté. « Avant, avec 2 000 francs, on pouvait travailler une bonne partie de la journée. Aujourd’hui, le carburant finit rapidement et les recettes ne suivent plus », confie Frédy, un conducteur de taxi-moto rencontré à Calavi par une équipe de DB MEDIAS. Même constat chez certains automobilistes. Pour eux, cette hausse entraîne automatiquement une augmentation des dépenses mensuelles. Plusieurs usagers craignent également une hausse progressive des frais de transport et du coût des produits de première nécessité.
Depuis le 1er mai 2026, le gouvernement béninois a mis en application de nouveaux tarifs des produits pétroliers. Le litre d’essence est désormais fixé à 725 FCFA, le gasoil à 750 FCFA et le pétrole lampant à 1 040 FCFA. Sur le marché parallèle, le litre de « kpayo » se négocie désormais entre 750 et 800 FCFA dans plusieurs localités. Des vendeurs expliquent cette augmentation par les difficultés d’approvisionnement et la hausse des coûts d’achat du carburant en provenance du Nigeria voisin.
Selon les autorités, cette flambée des prix est principalement liée à la hausse des cours mondiaux du pétrole et aux tensions géopolitiques internationales, notamment au Moyen-Orient. Face à cette situation, le gouvernement béninois assure poursuivre les mesures de régulation afin de limiter les impacts économiques sur les ménages. Mais sur le terrain, consommateurs et transporteurs continuent de subir les conséquences directes de cette nouvelle hausse du carburant.
Diane ATEKPO


