La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rendu son verdict dans l’affaire impliquant l’ancien député Soumaïla Sounon Boké. Ce mardi 12 mai 2026, la juridiction spéciale l’a condamné à soixante mois de prison ferme et à une amende de dix millions de francs CFA.
L’ex-parlementaire, Soumaïla Sounon Boké était poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion par le biais d’une communication électronique ». Au cœur du dossier, un message publié dans un groupe WhatsApp le jour du coup d’État déjoué contre le président Patrice Talon. Le message en question, « c’est la fête », avait été interprété par le ministère public comme un soutien aux auteurs de la tentative de déstabilisation des institutions républicaines. Au cours des débats, le parquet spécial avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 10 millions de FCFA. Des réquisitions finalement suivies par le juge dans sa décision rendue ce mardi. Face à la Cour, Soumaïla Sounon Boké a rejeté toute adhésion au projet de coup d’État. Pour sa défense, il a expliqué que le message incriminé avait été envoyé par inadvertance dans le mauvais groupe WhatsApp. Selon ses déclarations, le texte était destiné à un cercle d’anciens amis qui organisaient des retrouvailles et n’avait aucun lien avec les événements politiques en cours.
Malgré ces explications, la CRIET a reconnu l’ancien député coupable des faits mis à sa charge. La juridiction a ainsi prononcé une condamnation de cinq années de prison ferme assortie d’une lourde sanction financière. L’ancien élu du parti Les Démocrates dispose désormais d’un délai de quinze jours pour interjeter appel de cette décision judiciaire.
Bénin : le député Soumaïla Sounon Boké placé en détention provisoire


