Mario METONOU

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a enregistré une hausse notable des plaintes et procès-verbaux au cours de l’année judiciaire écoulée. Lors de la rentrée judiciaire du lundi 12 octobre 2026 à Cotonou, le procureur spécial, Elonm Mario Mètonou, a annoncé 3 849 saisines, soit une progression de 25,50 % par rapport à l’année précédente.

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En 2024-2025, la juridiction avait enregistré 3 067 plaintes et procès-verbaux. Le bilan de l’année écoulée fait ainsi ressortir 782 saisines supplémentaires. Ces données regroupent les procès-verbaux transmis par les services d’enquête et les plaintes directement déposées par les victimes. Le procureur spécial a également relevé une augmentation des plaintes introduites par ces dernières, sans toutefois en préciser le nombre. Pour Elonm Mario Mètonou, cette évolution témoigne de la sollicitation croissante de la juridiction. Il s’est appuyé sur ces chiffres pour défendre la CRIET face aux critiques qui la présentent comme une institution excessivement répressive. Toutefois, la hausse des saisines ne suffit pas, à elle seule, à établir les raisons de cette progression ni à mesurer le niveau de confiance des justiciables. Le bilan présenté ne comporte pas non plus plusieurs indicateurs essentiels à l’évaluation de l’activité judiciaire, notamment le nombre d’affaires jugées, les délais de traitement, les taux de condamnation et de relaxe ou encore le montant des avoirs confisqués. Les données relatives à la détention provisoire n’ont pas davantage été détaillées.

Cette rentrée judiciaire, placée sous le signe de l’efficacité répressive et de la protection des droits, ouvre ainsi de nouveaux enjeux pour la CRIET au titre de l’année 2026-2027. Alors que le nombre de saisines augmente, la question demeure celle de la capacité de la juridiction à traiter les dossiers dans des délais raisonnables, tout en garantissant les droits des personnes poursuivies.


Magnus A.

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