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La contestation contre la Commission électorale indienne se poursuit à New Delhi, malgré le renforcement des mesures de sécurité. Ce mardi 13 octobre 2026, plusieurs responsables du Parti du Cafard Janta (CJP), une formation politique dirigée par des jeunes, ont été arrêtés après avoir pénétré sur le site emblématique de Jantar Mantar, désormais retiré de la liste des lieux de manifestation autorisés.

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Depuis plusieurs jours, des partis d’opposition et des partisans du mouvement descendent dans les rues pour réclamer la démission du président de la Commission électorale. Ils l’accusent de manipuler les listes électorales au profit du parti au pouvoir, dirigé par le Premier ministre Narendra Modi. La Commission électorale rejette ces accusations et nie toute irrégularité. Situé au cœur de la capitale indienne, Jantar Mantar est bouclé depuis plusieurs jours par des barrières métalliques et placé sous surveillance policière. Dans une vidéo diffusée mardi sur les réseaux sociaux, Abhijeet Dipke, dirigeant du CJP, montre des manifestants franchissant les barricades, agitant le drapeau national avant d’être poursuivis et interpellés par les forces de l’ordre. Le parti affirme que plusieurs de ses responsables, dont Saurav Das, Ashutosh Ranka et Ajinkya Shinde, ont été placés en détention.

La police de Delhi a annoncé le retrait de Jantar Mantar de la liste des sites officiels de manifestation et désigné trois autres lieux pour accueillir les rassemblements. Cette décision intervient alors que le site constitue depuis des décennies un point de rassemblement pour les mouvements de contestation dans la capitale. Malgré les restrictions, Abhijeet Dipke affirme que la mobilisation se poursuivra. De son côté, Narendra Modi a défendu l’image démocratique de l’Inde lors d’une conférence d’affaires à New Delhi, présentant le pays comme la « mère de la démocratie », sans évoquer directement les manifestations en cours.


Edwy A.

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