Au Bénin, l’organe chargé de l’organisation des élections a été provisoirement supprimé. L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, ce vendredi 10 juillet 2026, une loi suspendant temporairement le cadre juridique de la Commission électorale nationale autonome (Céna). La séance plénière ayant conduit au vote a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, en présence du gouvernement représenté par le ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou.
À quelques jours de l’expiration du mandat des membres actuels du Conseil électoral, les députés ont retiré le fondement juridique de l’actuelle architecture de la Céna. Adoptée à l’unanimité, la loi prévoit qu’un décret pris en Conseil des ministres fixera les modalités de conservation du patrimoine de l’institution ainsi que les conditions de liquidation des engagements qu’elle a contractés. Selon les informations rapportées par le quotidien du service public La Nation, le texte organise également le devenir du personnel de la Céna. Celui-ci sera mis à la disposition de l’administration publique, conformément aux nouvelles dispositions votées par les parlementaires.
Cette suppression est toutefois présentée comme provisoire. Une nouvelle équipe devrait être installée au moment opportun. Les initiateurs de la réforme estiment qu’il n’était pas nécessaire de maintenir en fonction une institution qui n’aura aucune élection politique à organiser avant 2031. Déposée par le député Augustin Ahouanvoébla, la proposition de loi vise à éviter le fonctionnement d’une institution sans activité électorale immédiate et à rationaliser les dépenses publiques. À noter que le mandat unique de cinq ans des membres actuels de la Céna prend fin le 14 juillet 2026.

