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Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné un dossier relatif à la vente de faux médicaments dans un centre de santé. Une sage-femme impliquée dans l’affaire a été condamnée à cinq ans de prison ferme. Le verdict est tombé le jeudi 23 juillet 2026.

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La prévenue, poursuivie pour vente de produits pharmaceutiques contrefaits, a écopé d’une peine particulièrement lourde, bien au-delà des douze mois initialement requis par le ministère public. Cette sévérité traduit la fermeté des juges face aux atteintes à la santé publique. Selon les informations rapportées par Libre Express, l’affaire met en lumière un réseau d’approvisionnement en médicaments non homologués en provenance du Nigeria, écoulés directement auprès des patients au détriment des traitements officiels. Outre la peine de prison, la sage-femme devra s’acquitter d’une amende d’un million de francs CFA. Cette décision marque un signal fort dans la lutte contre le trafic de faux médicaments au Bénin. L’Agent judiciaire de l’État s’est constitué partie civile pour défendre les intérêts publics. En sanctionnant la responsable du centre tout en écartant la responsabilité de ses exécutantes, la CRIET rappelle l’exigence d’exemplarité qui incombe aux professionnels de santé à la tête des structures publiques.


Patrice Assiongbon SOWANOU

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