La politique migratoire de l’administration Trump se durcit davantage aux États-Unis. Le Département d’État américain a annoncé, le lundi 10 août 2026, avoir révoqué plus de 175 000 visas depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un vaste renforcement des contrôles visant les ressortissants étrangers
Plus de 175 000 visas révoqués par les autorités américaines. Une grande partie de ces révocations fait suite à des interventions des forces de l’ordre. Les principaux motifs évoqués sont notamment les agressions, la conduite sous l’influence de l’alcool ou de drogues, les vols et les infractions liées aux stupéfiants. D’autres dossiers concernent également des faits plus graves, notamment des agressions sexuelles, des violences contre des enfants, des fraudes et des détournements de fonds. Le Département d’État justifie cette politique par sa volonté de renforcer la sécurité et de s’assurer que les titulaires de visas respectent les conditions liées à leur séjour aux États-Unis. L’administration affirme également cibler les personnes considérées comme représentant une menace pour la sécurité publique ou nationale, ainsi que celles impliquées dans des violations des règles d’immigration ou des fraudes.
Cette campagne de révocations intervient dans le cadre d’un durcissement général de la politique américaine des visas. Washington a notamment renforcé les procédures de contrôle et de vérification des candidats, y compris l’examen de leur présence en ligne pour certaines catégories de demandeurs. Le nombre de visas annulés marque une nette accélération par rapport aux années précédentes. Le Département d’État avait déjà annoncé, en janvier 2026, avoir révoqué plus de 100 000 visas. La nouvelle annonce porte désormais le total à plus de 175 000. La mesure suscite toutefois des critiques de la part d’avocats spécialisés dans l’immigration et de défenseurs des droits, qui s’interrogent notamment sur l’ampleur des révocations et sur les conséquences de décisions prises à la suite de simples interactions avec les forces de l’ordre. Pour l’administration Trump, le message reste ferme : le visa est considéré comme un privilège et non comme un droit, et les autorités américaines entendent poursuivre les contrôles afin d’identifier et de sanctionner les étrangers qui, selon elles, menacent la sécurité du pays ou ne respectent pas les conditions de leur séjour.
Edwy A

