Faux billets

Le Parlement béninois a adopté, vendredi 22 mai 2026 à Porto-Novo, une nouvelle loi durcissant fortement la répression du faux monnayage et des atteintes aux signes monétaires. Le texte prévoit des sanctions allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle et des amendes d’au moins 20 millions de FCFA pour les infractions les plus graves liées aux faux billets.

Bénin / Refus de billets froissés et de pièces usées : les contrevenants risquent jusqu’à 500 000 FCFA d’amende

Une nouvelle loi adoptée renforce les sanctions contre les faussaires impliqués dans la fabrication, la détention ou la circulation de faux billets de banque au Bénin. Votée à l’unanimité des députés présents et représentés, cette réforme remplace la loi de 2003 et s’inscrit dans une dynamique d’harmonisation avec les engagements de l’UEMOA et les normes de la BCEAO. Elle étend également son champ d’application aux infractions commises au Bénin, dans l’espace communautaire et, sous certaines conditions, à l’étranger. La fabrication ou la falsification de faux billets et pièces de monnaie est désormais punie de 10 à 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’une amende pouvant atteindre le décuple de la valeur des signes monétaires concernés, avec un minimum fixé à 20 millions de FCFA. Une période de sûreté de sept ans est également prévue.


Le texte sanctionne également la mise en circulation, la détention, le transport ou l’utilisation de faux billets, avec des peines de 5 à 7 ans d’emprisonnement et des amendes d’au moins 5 millions de FCFA, aggravées en cas de bande organisée. La fabrication ou la détention de matériel destiné à produire de faux billets est aussi sévèrement réprimée. La loi encadre en outre la reproduction non autorisée de billets, la détérioration volontaire des signes monétaires ainsi que certaines pratiques connexes. Des sanctions complémentaires, telles que l’interdiction d’exercer dans le secteur bancaire et financier, sont également prévues, tout comme la responsabilité pénale des personnes morales pouvant conduire à leur dissolution. Avec ce nouveau dispositif, les autorités entendent renforcer la lutte contre la circulation de faux billets et sécuriser davantage le système monétaire national et communautaire.


Edwy A.

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