L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, est candidat au poste de secrétaire général des Nations unies. Rentré dans son pays pour la première fois après avoir passé le relais à son successeur, il sollicite le soutien du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette fonction, très convoitée par l’ancien président sénégalais, soulève de nombreuses interrogations.
Les avantages liés au poste de secrétaire général des Nations unies seraient-ils à l’origine de la candidature de Macky Sall ? Au-delà de l’enjeu politique, la succession d’António Guterres est disputée par une cinquantaine de candidatures. Parmi elles figure l’ancien chef de l’État sénégalais (2012-2024). Les médias sénégalais révèlent la rémunération que percevrait Macky Sall s’il parvenait à être élu. Les estimations les plus récentes situent le salaire annuel du secrétaire général de l’ONU autour de 418 000 dollars, soit environ 239 à 240 millions de FCFA. Ramené sur douze mois, ce montant représente près de 20 millions de FCFA mensuels, hors indemnités, logement de fonction et autres avantages liés au statut. Cette somme illustre l’écart de rémunération entre les deux fonctions.
Dans sa déclaration de patrimoine, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye indique percevoir un salaire mensuel de 4,8 millions de FCFA, soit quatre fois inférieur à celui du futur secrétaire général des Nations unies. Par ailleurs, le futur secrétaire général sera nommé par l’Assemblée générale des Nations unies, sur recommandation du Conseil de sécurité, où chacun des cinq membres permanents — États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni — dispose d’un droit de veto susceptible de bloquer une candidature. Macky Sall est en lice aux côtés de la Chilienne Michelle Bachelet, de l’Argentin Rafael Grossi, de la Costaricaine Rebeca Grynspan et de l’Argentine Virginia Gamba.
Edwy A.

