Brice K. ALLOWANOU

Au Bénin, le Directeur général de la Police républicaine, Brice K. ALLOWANOU, est monté au créneau pour réaffirmer son intransigeance face à la corruption et au rançonnement pratiqués par certains agents. Dans une déclaration rendue publique le lundi 27 juillet 2026, il a indiqué que tout policier surpris en flagrant délit de rançonnement s’expose désormais à une sanction pouvant aller jusqu’à la radiation, en plus d’éventuelles poursuites pénales.

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La hiérarchie policière durcit ainsi le ton dans le cadre de sa lutte contre ces pratiques qui persistent malgré les mesures mises en place par le gouvernement. Elles ternissent l’image de la Police républicaine et affectent directement les populations. L’Inspecteur général de police de deuxième classe, Brice K. ALLOWANOU, dénonce ces comportements indélicats et annonce des mesures fermes. Les chefs d’unités seront également tenus responsables en cas de dérives répétées au sein de leurs services. « La Police républicaine ne saurait tolérer ces dérives », a-t-il déclaré, rappelant que la mission de l’institution est de protéger, sécuriser et servir. Selon lui, chaque fonctionnaire de police doit incarner l’autorité de l’État avec intégrité et discipline exemplaire.

Quelles sanctions pour les policiers indélicats ?

Tout en rappelant les efforts de l’exécutif dans la lutte contre la corruption et le rançonnement sur les axes routiers, le Directeur général de la Police républicaine a annoncé des sanctions sévères. Les agents pris en flagrant délit feront l’objet d’une « procédure disciplinaire pouvant conduire à la radiation, sans préjudice de la procédure pénale » qui pourra être engagée contre eux. Des numéros verts ont été mis à la disposition des citoyens pour dénoncer ces pratiques. 117 pour la Police républicaine; 166 pour le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique; 155, 01 52 33 33 33 et 01 69 19 00 00 pour la Présidence de la République. La confidentialité des dénonciateurs est garantie. Par ailleurs, des contrôles internes et externes sont déployés pour renforcer la surveillance. Le DGPR a précisé que « tout commissaire ou commandant dont l’unité sera épinglée de manière récurrente répondra de la défaillance de son commandement, et les agents fautifs subiront les sanctions prévues par les textes en vigueur ». Il invite enfin les usagers de la route à ne plus céder au rançonnement, à exiger systématiquement le procès-verbal ou le reçu, et à refuser toute négociation.


Patrice Assiongbon SOWANOU

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